Lettre yoga et méditation – avril 2026

Bonjour à chacun·e,
J’ai profité de la pause des vacances pour m’offrir plus d’espace pour la pratique méditative
Laissant venir ce qui vient dans l’esprit … et ça n’a pas manqué de se bousculer !
Apprivoisant du mieux que je peux, à chaque instant, ce brouhaha entrecoupé de pauses.
Les personnes qui débutent la méditation de pleine conscience, seules en silence,
se trouvent souvent très rapidement au contact de ce bouillonnement mental.
Et l’un des outils que l’on utilise (un moyen habile comme le nommerait le bouddhisme) est
l’attention au souffle.
A la sensation que ça produit dans le corps. Et comme, l’exercice est aussi simple que ardu (!), on ajoute : un compte des respirations. Par exemple de 1 jusqu’à 12. Puis on reprend à 1. Et si on se perd dans les comptes, on reprend à 1. Le compte est là pour nous aider à nous apercevoir plus rapidement que le mental est reparti dans son soliloque intérieur.
L’attention au souffle est notre ancrage dans cet océan de pensées.

Sauf que…
Au fur et à mesure des méditations, on peut s’apercevoir que l’on peut penser ET compter.
Et que le moyen habile n’est plus si habile que ça.
Plusieurs astuces permettent de garder une vigilance.
Comme compter beaucoup plus loin, jusqu’à 108 par exemple (pour les symboliques du 108, retrouvez l’article foisonnant de Khristophe Lanier de Yoga Horizon). Ou alors compter à rebours. Autre astuce : combiner les deux, dans un sens puis l’autre !
Ce que je note dans ma pratique (quand l’esprit est agité et que j’ai besoin de moyens habiles) est que mon attention est bien là quand je démarre le compte : je suis pleinement là dans le 1. Puis le 2, puis le 3,… et à un moment ça peut commencer à vaciller, s’assoupir un peu, … jusqu’à repartir en mode automatique.
Alors, je me suis amusée à ne compter que jusqu’à 1. Mais vraiment ! A chaque fois que je compte c’est un nouveau départ.
Un vrai début. Tout recommence. Et je m’engage toute entière dans ce nouveau souffle.
Et dans ma tête, je dis « Et » à l’inspir puis « Un » à l’expir puis « Et » à l’inspir
(avec toujours autant d’élan et d’enthousiasme pour ce nouveau début) etc.
Ce jeu avec l’esprit est assez drôle.
A chaque souffle un nouveau départ, une curiosité, la célébration de ce qui commence.
A tester si le cœur vous en dit !
Et qui sait ?
A force de revenir encore et encore à ce « Un » toujours recommencé et toujours neuf, le goût de l’unité se révélera par-ci par-là ?
A répéter ce « Et » en étant pleinement là, la saveur de ce qui relie, de l’espace entre, pourra-t-elle se manifester dans toute son étendue ?
Rendez-vous Yoga et Méditation pleine conscience à venir

