Lettre yoga et méditation – octobre 2025

Bonjour à tous·tes,
Les jours commencent à raccourcir, la luminosité baisse ? chouette ! Après pausasana dans la dernière newsletter, voici une invitation à basculer carrément dans le sommeil…
Mais à un sommeil un peu particulier, ou plutôt à développer une qualité de présence dans le sommeil habituel, en d’autres mots à pratiquer Yoga Nidrā.
Le mot sanskrit Nidrā signifie sommeil (c’est pourquoi on parle souvent du yoga du sommeil), mais aussi éveil (!) au sens d’amener de la lumière dans les états habituels de sommeil et révéler ainsi cette partie immergée de l’iceberg que sont nos profondeurs. Enfin, Nidrā est traduit par bourgeonnement, et en ce sens nous relie à la force en nous capable de tout réensemencer, de tout régénérer.
Le yoga Nidrā est donc loin d’une simple pratique de relaxation. C’est une quête de connaissance. Une sorte de voyage intérieur dans lequel nous explorons une partie de notre monde qui nous échappe habituellement. Nous nous relions ainsi avec plus de conscience au rêve et à tous les états d’entre-deux (passages entre veille et sommeil). Pour avoir une compréhension plus complète sur ce que nous sommes.
Dans ma pratique personnelle, Yoga Nidrā amène un autre point de vue et même une nouvelle résolution au sujet de certains jeux émotionnels, relationnels. Elle devient une approche complémentaire à l’analyse psychologique. C’est une voie de connaissance plus sensorielle qu’intellectuelle, également plus archétypale me reliant ainsi à plus grand que mon histoire (dans l’espace et le temps). Elle complète l’assise méditative et autres joyeusetés yogiques et amène de la conscience sur des mouvements profonds. Dans la détente curieuse et bienveillante propre à cet état d’entre-deux (ni vraiment réveillée, ni vraiment endormie), dans cet espace de confiance et d’abandon (enfin libérée du joug de la peur) du neuf peut advenir. Et c’est revivifiant !
Bon parfois, ma pratique de Yoga Nidrā se transforme aussi en une bonne grosse sieste :)))) Et là il n’y a ni conscience, ni éveil, ni bourgeonnement, mais juste une récupération bienfaisante après une nuit agitée… et finalement ce n’est pas mal non plus !
Si la curiosité vous pique, je vous invite à découvrir le yoga nidra en séance individuelle, en retraites méditation et yoga ou chez vous avec des Yoga Nidra enregistrés (à venir, contactez-moi pour en savoir plus).
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Yoga Nidrā ou le sommeil cosmique de Vishnu
Un récit du cycle du Monde Dans la riche cosmologie indienne, les dieux reflètent les forces et énergies qui animent l’univers. Ainsi Brahma symbolise les forces de création, Shiva les puissances destructrices. Vishnu lui, est en charge de la préservation de l’univers, du maintien de son harmonie. Il est représenté ci-dessus endormi sur le serpent cosmique Ananta qui signifie sans limite, infini ou encore éternel. Selon le mythe, à la fin de chaque cycle cosmique, lorsque l’univers est détruit par Shiva, tout retourne aux Eaux Primordiales. C’est durant cette phase de dissolution que Vishnu se retire dans son sommeil yogique, protégé des eaux chaotiques par Ananta (appelé aussi Shesha). Lorsque le moment propice se présente pour le début d’un nouveau cycle cosmique, un lotus pousse du nombril de Vishnu, duquel émerge Brahma, créateur du nouvel univers. Shiva, le destructeur et régénérateur de l’univers entre dans une danse cosmique rythmée. Appelé dans cette forme Nataraja (le danseur cosmique), il danse sur la tête d’Ananta, le battement de ses talons symbolise le rythme de la création et annonce le début d’une nouvelle ère. |
Que brillent nos sommeils dans la nuit !
Bien chaleureusement,
Tatiana
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