Lettre yoga et méditation – mars 2026

Bonjour à toutes et tous,
A la veille de l’équinoxe du Printemps, je me sens à nouveau dans l’émerveillement du vivant.
Il y a aujourd’hui pour nombre d’entre nous, des raisons d’être triste, inquiet·e, voir anxieux·se… Mais il y a tout autant d’émerveillements à offrir au cœur. Pour cela, il suffit de réveiller la porte des sens : les yeux, les oreilles, la bouche, le nez, la peau… Et tout devient enchantement.
S’émerveiller du beau.
Je vous partage ci-dessous un extrait de la 4ème méditation sur la beauté de François Cheng.
Aussi tant qu’un oiseau chantera à mon réveil, tant qu’une fleur s’ouvrira au soleil, tant que sous mes pieds je pourrai sentir la terre et la rivière… la joie demeurera là, prête à me surprendre et à faire bondir le cœur.
L’émerveillement du jour est celui d’une fleur dont je n’ai pas le nom, et que je n’ai pas cherché ni dans un livre ni ailleurs. Egalement sur la qualité d’un silence partagé lors de la matinée de méditation de ce matin, qui m’a fait savourer une paix profonde. Merci à toutes celles qui étaient présentes.
Et l’équinoxe en Yoga ?
L’équinoxe du Printemps, c’est un point d’équilibre. Entre le jour et la nuit. Un moment suspendu où lumière et ombre sont égales. Peut-être une attente ? de ce qui va advenir : le jour de plus en plus large, la nuit de plus en plus discrète et le vivant de plus en plus flamboyant.
Avant l’éblouissement de l’été, profitons de ce moment particulier pour nous relier à cet équilibre au dehors. Chercher cela au dedans. Par exemple, en pratiquant nadi shodana (la purification des nadis), la respiration alternée dans la narine gauche et la narine droite, avec les visualisations et bijas dans les canaux latéraux (droite et gauche, soleil et lune, jour et nuit)… Même si elle peut se faire spécifiquement au moment de l’équinoxe (nous reliant ainsi à la danse de la terre), c’est un des grands souffles du Pranayama qui peut se pratiquer très régulièrement.
Et quelle que soit votre envie ou pas de faire cet exercice, pouvez-vous là maintenant, juste sentir : est-ce que ça respire mieux par la narine droite ? par la narine gauche ? juste sentir ça par curiosité.

Tout tableau chinois, relevant d’une peinture non naturalise mais spiritualiste, est à contempler comme un paysage de l’âme. C’est de sujet à sujet, et sous l’angle de la confidence intime, que l’homme y noue ses liens avec la nature. Cette nature n’est plus une entité inerte et passive. Si l’homme la regarde, elle le regarde aussi ; si l’homme lui parle, elle lui parle aussi. Evoquant le mont Jingting, le poète Li Po affirme : « Nous nous regardons sans nous lasser » ; à quoi fait écho le peintre Shitao qui, à propos du mont Huang, dit : » Nos tête-à-tête n’ont point de fin. »
La beauté du monde est un appel, au sens le plus concret du mot, et l’homme y répond de toute son âme.
extraits de Cinq méditations sur la beauté de François Cheng
Voici les rendez-vous Yoga et Méditation du Printemps aux Grandes Terres
pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer aux Grandes Terres. Plus d’informations.
Mercredi 15 avril et 13 mai, 9h à 11h30, matinées méditation pleine conscience.
Egalement accessibles à distance. Inscriptions ici, si question me contacter.
Du samedi 23 mai 14h au lundi 25 mai 17h, we de retraite yoga et méditation.
Plus d’informations ici, inscriptions par là.
Tous les rendez-vous à venir sont dans l’agenda.
Et là maintenant, par quelle narine ça respire ???
Belle journée, bel équinoxe, bon printemps !
Tatiana
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